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16th of October 2018

Politique



« Sous Gérard Collomb, le ministère de l’intérieur aura amorcé bien peu de réformes »

Gerard Collomb, outgoing French Interior Minister, reacts during a handover ceremony with French Prime Minister Edouard Philippe, appointed interim Interior Minister, in Paris, France, October 3, 2018. REUTERS/Philippe Wojazer

Tribune. La cérémonie de passation des pouvoirs peu protocolaire entre Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, et Edouard Philippe, son successeur par intérim, a donné au démissionnaire l’occasion de louer son action de seize mois. Sur le perron de l’hôtel de Beauvau, il a déclaré quitter un ministère « apaisé et qui a su impulser un certain nombre de réformes ». Pourtant, ni son bilan budgétaire ni les réformes qu’il a amorcées ne font, à juste titre, l’unanimité au sein des forces de sécurité intérieure.

En effet, dès l’été 2017, Gérard Collomb a dû assumer une annulation de 200 millions d’euros de crédits destinés à la police (– 110 millions) et à la gendarmerie (– 90 millions) nationales. Les justifications brouillonnes ne sont pas parvenues à masquer le tour de vis budgétaire imposé sans discernement et ses conséquences sur le quotidien des policiers et des gendarmes, privés de crédits de fonctionnement, dès la prise de fonctions de leur ministre.

A la fin de la même année 2017, le budget de la mission « sécurités » pour 2018 devait refléter le volontarisme du gouvernement en matière de sécurité intérieure. Il a révélé, en fait, l’absence de vision politique claire et de programmation pour le ministère de l’intérieur. Alors que le président de la République avait assuré aux préfets de la République, en septembre 2017, que, en 2018, « le budget du ministère de l’intérieur augmenter[ait] de près de 7 % », les augmentations votées ont finalement été de 2,4 % en moyenne pour la police et la gendarmerie nationales.

Ces augmentations, qui doivent être minorées par l’augmentation tendancielle de tout budget (au moins 1,5 %), ont quasi exclusivement financé les hausses d’effectifs (+ 1 900 postes pour les deux forces), sans tenir compte ni des besoins en équipements courants, frappés de disette, ni des nécessités de formation. Pour l’exercice 2018, la baisse paradoxale de 10 % du budget formation de la...

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