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21st of November 2018

Politique



Européennes 2019 : Macron tente d’imposer sa vision des progressistes contre les  populistes

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Emmanuel Macron au premier jour de son « itinérance mémorielle », à Strasbourg, le 4 novembre. Emmanuel Macron au premier jour de son « itinérance mémorielle », à Strasbourg, le 4 novembre. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR « LE MONDE »

C’est son leitmotiv. A près de six mois des élections européennes, Emmanuel Macron tente plus que jamais de résumer l’enjeu du scrutin du 26 mai 2019 à un duel entre les « progressistes » et les « nationalistes ». Le président de la République veut fédérer les pro-européens contre les forces d’extrême droite du Vieux Continent (la Française Marine Le Pen, le Hongrois Viktor Orban et l’Italien Matteo Salvini).

« A-t-on oublié quel est le parti qui a gagné les dernières élections européennes en France ? Le Front national [rebaptisé Rassemblement national, RN]. J’espère qu’il ne gagnera pas », a-t-il affirmé le 6 novembre, sur Europe 1. Pour contrer la vague populiste, il a même dramatisé l’enjeu européen ces derniers jours, en dressant un parallèle entre la période actuelle et celle de l’entre-deux-guerres. « Il faut se souvenir de la précarité de la paix », a-t-il souligné jeudi 8 novembre, lors d’un entretien sur France 3.

Dans l’opposition, la vision binaire de M. Macron est vivement contestée. Surtout au sein des anciens partis de gouvernement, qui s’y retrouvent de fait marginalisés. Mercredi, sur France Inter, le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, a accusé le chef de l’Etat de suivre « une stratégie terriblement cynique consistant à dire “c’est moi ou le chaos” ». Même constat du côté du PS, où l’on dénonce une volonté de « faire de cette élection un référendum entre deux conceptions extrêmes et simplistes de l’Europe ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Sur la question européenne, Laurent Wauquiez joue les équilibristes

Mais le clivage présidentiel est aussi jugé « réducteur » jusqu’au sein de la majorité. Le MoDem, qui fait pourtant figure de principal allié de La République en marche (LRM) pour les Européennes, a récemment pris ses distances avec « un comportement binaire », jugeant que « le clivage Orban-Macron » n’était « pas un clivage national ».

Tactique conçue en deux temps

Même au sein de LRM, l’approche élyséenne ne fait pas l’unanimité. Philippe Grangeon, patron par intérim du parti et proche du chef de l’Etat, a lui-même mis en garde contre la « tendance à réduire le challenge européen au clivage progressistes contre nationalistes », lors d’un colloque sur le progressisme, le 20 octobre, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

Malgré ces réserves, M. Macron n’entend pas changer de discours, selon son entourage. « Ce clivage entre les progressistes, qui veulent poursuivre la construction européenne, et les nationalistes, qui veulent la défaire, existe de fait en Europe, tranche Pieyre-Alexandre Anglade, député LRM des Français de l’étranger et « M. Europe » de la Macronie. Avec la poussée identitaire sur le continent, ce clivage va perdurer. Il serait donc dangereux de le nier. »

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