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20th of July 2018

Politique



Wauquiez met de l’eau dans son vin sur l’Europe

Un changement de cap ? « Disons qu’il reste une page à écrire et qu’il faut savoir lâcher du lest », euphémise l’entourage de Laurent Wauquiez. Régulièrement attaqué sur son positionnement qualifié « d’eurosceptique », le patron des Républicains n’entend plus s’enfermer dans ce discours à un an des élections européennes, qui constitueront son premier test électoral en tant que chef de parti.

« L’euroscepticisme, ça ne veut rien dire. Il a surtout été très caricaturé », défend son bras droit Éric Ciotti. « Les eurosceptiques sont ceux qui persistent à ne pas ouvrir les yeux sur ce qui ne marche plus en Europe. Ceux qui sauveront l’Europe sont ceux qui auront eu le courage et la lucidité de la changer », s’est même justifié Wauquiez le 28 juin dans les colonnes des Échos, à la veille du conseil national de Menton (Alpes-Maritimes), consacré à ce thème.

Pécresse «rassurée»

À Menton, justement, le patron de LR s’est donc évertué à donner quelques gages pour rassurer ceux qui, en interne, doutent de sa stratégie. Renonçant pêle-mêle à son projet de refonte des traités européens et tempérant même son souhait d’une Europe des « cercles concentriques » qui resserraient l’intégration autour de quelques États membres.

Suffisant, apparemment, pour rassurer ses contempteurs et mettre le voile sur les divisions qui minent le parti. Valérie Pécresse, s’est ainsi dite « rassurée ». Comme le président du Sénat, Gérard Larcher, ce mercredi, dans nos colonnes : « Menton marque un tournant. Car Laurent Wauquiez montre sa volonté de rassembler, notamment sur sa vision de l’Europe. Une vision qu’il a clarifiée et qui s’écarte de toute ligne eurosceptique ».

Wauquiez a surtout compris qu’il n’avait pas vraiment le choix s’il veut espérer « faire un score » aux européennes, « pas moins de 15 % », espère-t-on rue de Vaugirard (XVe). D’autant qu’au sein de l’état-major du parti, deux lignes s’affrontent aussi entre, d’un côté, celle défendue par les députés Guillaume Peltier et Julien Aubert (qui comptent parmi les plus sceptiques) face aux farouches pro-européens que sont Jean Leonetti et Damien Abad.

En coulisse, Nicolas Sarkozy

« Il est le président. Et un président, ça rassemble. C’est le choix qu’il a fait à Menton. Même si, sur le fond, son avis reste le même sur les problèmes qui minent l’Europe », tranche l’un de ses collaborateurs. « Il y a une prise de conscience que la ligne eurosceptique interdit à LR d’exister. Il est de plus en plus évident que ce terrain est occupé par le Rassemblement national (ex-FN), plus crédible sur ce discours que les LR », analyse, de son côté, le député de l’Essonne Robin Reda, un proche de Pécresse.

En coulisse, un homme aurait joué un rôle important : Nicolas Sarkozy. Le 13 juin, lors de leur tête-à-tête dans les bureaux de l’ancien chef de l’État, rue de Miromesnil (VIIIe), ce dernier a insisté sur « l’obligation de rassembler », de « ne pas se renfermer » et aussi d’être « vigilant » sur la question européenne. « Nicolas Sarkozy a toujours pensé que l’Europe était là pour unir les peuples, pas les diviser. C’est même une valeur qui peut faire gagner la droite. La preuve, aux Européennes de 2009, l’UMP fait un carton peu de temps après que la France a tenu la présidence tournante de l’Union européenne », rappelle son entourage.

D’autant plus qu’au sein de LR, « on refuse de jouer avec le feu » à un moment où, partout en Europe, les populismes et les extrêmes gagnent du terrain.

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