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17th of November 2018

Politique



L’Allemand Manfred Weber, nouveau leader de la droite européenne

Le leadership de la droite européenne est désormais incarné. Réunis en congrès à Helsinki, les députés du Parti populaire européen (PPE, qui rassemble les partis de droite des différents pays européens dont les Républicains) ont élu à 79 % des voix, ce jeudi, l’Allemand Manfred Weber comme tête de liste pour les élections européennes de mai prochain. Un scrutin sans suspense tant cet eurodéputé de 46 ans, soutenu par Angela Merkel et par Laurent Wauquiez (présents en Finlande en tant que chefs de partis), était le grand favori.

Membre du parti conservateur CSU, député depuis 2004 et président du groupe du PPE au Parlement européen depuis 2014, Manfred Weber a fait toute sa carrière politique dans les arcanes de Bruxelles et de Strasbourg. « Certains lui reprochent de ne jamais avoir eu d’expérience gouvernementale, mais il contrebalance par une connaissance très fine des institutions européennes », salue le député européen Franck Proust, chef de file des élus français du PPE. Et d’ajouter : « C’est quelqu’un d’ouvert, qui sait écouter. »

Sur le fond, Weber, quasi-inconnu en France, tient une ligne ferme sur l’immigration et défend le mode de vie européen. Au point qu’une partie de ses troupes lui a reproché de ne pas avoir donné de consigne de vote en octobre dernier, lors du débat destiné à sanctionner le dirigeant hongrois Viktor Orban, accusé de bafouer les valeurs européennes. « Il est obligé de faire preuve de pragmatisme car on aura besoin, après les élections, des députés conservateurs hongrois qui ne sont pas forcément liés à Orban », le défend l’eurodéputée française Françoise Grossetête.

«Une Europe plus unie, plus protectrice»

Manfred Weber, qui a promis de « construire une Europe plus unie, plus protectrice et plus ambitieuse », vise désormais plus haut. Si la droite conserve son avance en mai prochain -elle compte aujourd’hui 218 élus sur 750-, son « spitzenkandidat » (« tête de liste ») espère bien prendre la tête de la Commission européenne. Mais attention : les chefs d’État gardent -en théorie- un droit de regard, avec pour seule mais vague contrainte de « tenir compte » du résultat des élections.

« Les traités sont clairs, il faut l’accord du Parlement mais ce sont les chefs d’État qui proposent un nom », rappelle Jean-Dominique Giuliani, le président de la Fondation Robert-Schuman. Ce qui laisse la porte ouverte à d’autres candidatures comme celle du Français Michel Barnier, qui a décidé pour le moment de se consacrer à 100 % à sa tâche, qui consiste à mener à bien les négociations sur le Brexit.

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