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21st of November 2018

Politique



Parité : encore trop peu de femmes dans les cabinets ministériels

Sur la photo, la parité est parfaitement respectée. Avec 17 femmes et 17 hommes (sans compter le Premier ministre), le gouvernement est conforme à la promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Mais dans les équipes, le compte n’y est pas ! Au 1er août 2018, seuls 37 % des 311 conseillers ministériels étaient des femmes, un taux équivalent à celui de l’année précédente. Un taux qui est même ramené à 24 % si l’on ne considère que les directeurs de cabinets et leurs adjoints, c’est-à-dire les échelons les plus élevés.

C’est ce qui ressort des documents sur les effectifs des cabinets ministériels, publiés en annexe au projet de loi de finances 2019. Comme chaque année, l’ancien député socialiste René Dosière, très soucieux des bonnes pratiques et du bon usage de l’argent public, a épluché ces documents que nous avons aussi analysés.

Que des hommes aux Transports et aux Armées

Dans la catégorie des bons élèves qui respectent la parité, on retrouve une poignée de ministères : la Culture, la Cohésion des Territoires, ou encore (sans surprise) le secrétariat d’État pour l’Égalité entre les femmes et les hommes, dirigé par Marlène Schiappa. A l’inverse, deux cabinets ne comptent aucune femme : au ministère des Transports et au secrétariat d’État auprès de la ministre des Armées, tous deux pourtant dirigés par… des femmes (en l’occurrence Élisabeth Borne et Geneviève Darrieussecq).

« Cette absence de femmes s’explique par différentes circonstances au fil des recrutements », reconnaît, un peu embarrassé et sans plus de précisions, l’entourage d’Élisabeth Borne. Le ministère met en avant les femmes nommées depuis le début du quinquennat à des postes importants du secteur des transports, comme Catherine Guillouard à la présidence de la RATP. Mais l’exemple n’est-il pas censé venir d’en haut ? « C’est évident, on peut mieux faire », admet-on.

-« Tous les ministres auraient pu réaliser un effort »

Comment expliquer ce plafond de verre ? Pour la députée LREM Amélie de Montchalin, « s’il y a un biais, il ne porte pas sur les compétences mais sur le processus de candidature : il faut amener plus de femmes à se présenter. » L’élue estime, par exemple, que le manque de réseaux féminins dans la haute fonction publique empêche certaines femmes de postuler aux postes les plus élevés. « Il faut s’assurer qu’on a aussi été chercher à tous les postes les femmes qui avaient les compétences requises », poursuit-elle.

Ce à quoi René Dosière rétorque, cinglant : « Tous les ministres auraient pu réaliser un effort au niveau des cabinets, comme Marlène Schiappa l’a fait, donc ça prouve que la parité du gouvernement était surtout une nécessité d’affichage politique. »

D’autant que les membres de cabinets sont recrutés à la discrétion de chaque ministre. En revanche, le personnel « fonctions support » (secrétariat, sécurité, intendance etc.) reste souvent en place d’un gouvernement à l’autre. Cette catégorie comporte 979 femmes sur un total de 2066 personnes, soit une proportion de 47 %. Avec de fortes disparités cependant, entre les chauffeurs (2 % de femmes) et les secrétaires ou assistants (75 %). Illustration parfaite du « plafond de verre » et de la difficulté d’accès des femmes aux postes les plus élevés.

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