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18th of January 2018

Politique



PS : le rappel de fond des jeunes barons locaux

Olivier Faure et Valérie Rabault, le 20 octobre à l’Assemblée nationale.  Olivier Faure et Valérie Rabault, le 20 octobre à l’Assemblée nationale.  Photo Christophe morin. IP3 Alors qu’il y a quatre candidats officiellement déclarés, plusieurs jeunes élus de bastions socialistes appellent à se concentrer sur les idées avant les personnes. Jusqu’où iront-ils ?

L’histoire débute ainsi : jeudi, à la suite d’un article dans Libé, on reçoit quelques messages de socialistes mécontents. Pour cause, plusieurs chefs de sections et secrétaires nationaux (signataires d’une tribune dans le JDD) qui poussent pour une transformation «radicale» du PS refusent de tomber (pour le moment) dans les bras du dernier candidat déclaré au congrès, Olivier Faure. Alors que nous avions écrit que le deal était proche, qu’il ne manquait que la signature. Parmi les premiers fédéraux mécontents, on retrouve Emmanuel Grégoire, Sébastien Vincini et Valérie Rabault.

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«Preuves». Les deux premiers sont à la tête des deux plus grosses fédérations PS du pays et la dernière est une députée qui grimpe, au cœur de la nouvelle génération. Comprendre : ils pèsent lourd et tous les candidats, déclarés ou pas, les courtisent. Vendredi matin, alors qu’on pensait que cette histoire était un peu derrière nous, on a été réveillé par un nouveau SMS. Celui d’Eduardo Rihan Cypel, ancien député de Seine-et-Marne. Ça donne : «Bonjour, bonne année à vous ! J’appelle pour démentir au nom de Sébastien Vincini ce qui est écrit dans votre papier d’hier. Appelez-moi, je vous raconte les choses, j’ai les preuves…» Au bout du fil, Eduardo Rihan Cypel explique que le 27 janvier (date du dépôt des textes d’orientations) c’est «encore trèèès loin». Et que lui et ses amis ne «s’interdisaient rien». Sa manière de nous expliquer qu’ils pourraient présenter un texte et un candidat au congrès.

On lui demande de nous livrer des pistes, des noms. Il répond : Valérie Rabault, Sébastien Dénaja et bien évidemment, il n’oublie pas de citer son propre nom. Puis, Eduardo Rihan Cypel nous dresse un portrait de Sébastien Vincini. Le premier secrétaire de Haute-Garonne est «l’héritier de Lionel Jospin sur les terres de Jaurès». C’est également le «chef de file du groupe», le leader des petits élus face à la technocratie parisienne, c’est «David contre Goliath». En guise d’avertissement, il «sonne l’alerte», le temps «des magouilles c’est terminé, on ne joue plus dans un bac à sable, notre groupe est uni est déterminé».

Orbite. En milieu d’après-midi, on contacte un proche de Vincini et Rabault (laquelle n’a répondu à aucun de nos appels) pour tenter de comprendre un peu mieux la situation : en fait, les signataires de la tribune sont un peu vexés. Ils auraient aimé faire partie de «la bande des quadras» qui se réunit une à deux fois par mois depuis septembre. Cette équipe, composée, entre autres, d’Olivier Faure, de la maire de Rennes Nathalie Appéré, de celle de Nantes Johanna Rolland et de Boris Vallaud, avait pour objectif de mettre sur orbite la candidature de Najat Vallaud-Belkacem avant que celle-ci ne jette l’éponge. Son renoncement a ouvert la porte à toutes les candidatures et aux négociations de couloirs. En conclusion, le proche de Vincini et Rabault glisse : «Olivier Faure a le portrait-robot du bon candidat, mais en ce moment, il s’y prend très mal et ce n’est pas gagné pour lui, il va devoir faire des efforts pour rassembler.» On avance encore un peu. Un coup de force, une lutte est menée en coulisse.

Cette fois, c’est Sébastien Vincini : le ton est le même. Le premier secrétaire de Haute-Garonne parle du fond, de ses envies, de son parcours - il est passé de Montebourg à Aubry avant de soutenir Peillon à la primaire. Vincini répète que le 27 janvier, c’est loin et que lui et ses camarades se penchent sérieusement sur un texte d’orientation. Il dit : «L’incarnation, ce n’est pas difficile à trouver, on doit d’abord débattre du fond pour recréer un idéal cohérent.» On le relance sur l’incarnation. «C’est vrai qu’une femme ça serait bien, que Valérie ferait une très bonne première secrétaire, mais c’est à elle de décider, c’est sa liberté et son agenda.»

«Ancien temps». Ces dernières heures, les téléphones de Sébastien Vincini, Valérie Rabault et Emmanuel Grégoire sonnent en boucle. Les amis d’Olivier Faure. Mais pas seulement. Luc Carvounas est venu prendre la température, les copains de Stéphane Le Foll aussi. Sans oublier Julien Dray qui cherche des alliés pour aller au combat. Pour le moment, Sébastien Vincini, qui est à la tête d’un pactole (sa fédération compte 2 500 adhérents à jour de cotisations) juge qu’ils «s’y prennent mal» : «Ils me disent "viens avec moi" comme si c’était l’ancien temps. On n’est pas à la recherche de places, nous souhaitons proposer, monter le meilleur projet pour notre parti.»

Il ne le dit pas, mais on comprend entre les lignes qu’il cherche également à obtenir le respect. Un ancien député socialiste : «Tous les candidats parlent de territoires, ils cherchent à défendre les territoires mais ils méprisent les fédérations et les militants de province. Après je ne sais pas jusqu’ou ils sont prêts à aller, mais ils comptent faire chier leur monde jusqu’au bout. Et ils ont raison…» 

Rachid Laïreche Read More




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