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17th of January 2018

Politique



Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : les élus locaux favorables veulent encore y croire

Mardi sur la «zad» de Notre-Dame-des-Landes. Mardi sur la «zad» de Notre-Dame-des-Landes. Photo Loic Venance. AFP «Il n'y a pas d'alternative», ont-ils martelé ce vendredi à l'issue de leur rencontre avec le Premier ministre, avant une décision très attendue de l'exécutif sur le projet de nouvel aéroport nantais.

Les élus du Grand-Ouest pro-Notre-Dame-des-Landes veulent encore y croire. Alors que la décision très attendue et très sensible sur la construction, ou non, de ce nouvel aéroport, près de Nantes, doit être prise par l’exécutif d’ici la fin du mois, les collectivités finançant l’opération avec l’Etat ont été reçues ce vendredi par Edouard Philippe. Le Premier ministre bouclait là, a priori, un ultime round de consultations, même s’il pourrait continuer à consulter dans les prochains jours, selon l’AFP.

«Décision pas prise»

«Il nous a dit que la décision n’était pas prise, et c’est pour cela que je suis ici, je lui ai dit d’ailleurs que je ne serais pas venu si la décision était déjà prise», a commenté à l’issue de la rencontre Philippe Grosvalet (PS), président du conseil départemental de Loire-Atlantique et du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA), qui regroupe les élus des collectivités impliquées dans le projet. Ces derniers, parmi lesquels la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, et l’ancien président des Pays-de-la-Loire, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, sont venus dire au Premier ministre qu’il n’y avait selon eux «pas d’autre solution possible» que le transfert de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes. Allant ainsi à l’encontre des conclusions du rapport de médiation remis à Edouard Philippe le 13 décembre, qui juge les deux scénarios «raisonnablement envisageables», mais semble tout de même pencher en faveur d’un réaménagement de Nantes-Atlantique.

Comme les associations et entrepreneurs pro-NDDL, les élus du SMA jugent au contraire cette option «impossible», pour deux raisons principales. D’abord, le trafic. Alors que les médiateurs prévoient 6 millions de passagers en 2025 et 9 millions en 2040, les élus pro-NDDL font remarquer que les 6 millions de passagers seront atteints dès cette année (déjà 5,5 millions en 2017) et les 9 millions en 2030. Ensuite, les délais de procédures. Ils ont expliqué en détail à Edouard Philippe pourquoi, selon eux, «les mêmes procédures qui ont pris plus de quinze ans à Notre-Dame-des-Landes pour 900 personnes impactées ne pourraient se faire en deux ans à Nantes-Atlantique pour 70 000 personnes et en bordure d’une Zone Natura 2000», comme l’ont affirmé les médiateurs. «Vous pensez que ces 70 000 habitants ne feraient pas des recours ? Ce n’est pas sérieux !» a lancé Grosvalet aux journalistes. Et d’ajouter : «Nous avons dit au Premier ministre : soit il choisit de poursuivre le transfert vers NDDL, soit il ne choisit rien, puisqu’il n’y a pas d’alternative.»

«Ce serait abandonner l’ouest de la France»

Et si l’exécutif choisissait d’abandonner NDDL ? «Ce serait abandonner l’ouest de la France, a dramatisé Grosvalet. Je ne me situe même pas dans cette hypothèse. Je ne peux pas penser que le Premier ministre et le président de la République puissent renier 179 décisions de justice [en faveur de NDDL], le soutien de toutes nos collectivités locales, et un référendum [la consultation organisée en juin 2016 en Loire-Atlantique où 55% des votants s’étaient déclarés favorables au nouvel aéroport, ndlr]. Cela s’appelle la justice, la décentralisation et le suffrage universel.»

En attendant, la gendarmerie se prépare dans tous les cas à une évacuation de la ZAD de NDDL. Selon le Monde, entre «30 et 40 escadrons de gendarmerie mobile pourraient être mobilisés», soit environ 2 500 militaires, pendant «deux à trois semaines au moins». Et l’hypothèse d’une évacuation pour construire l’aéroport «requerrait en outre des effectifs dans le temps». Les dés sont jetés. Désormais, c’est à Emmanuel Macron de trancher (enfin), même si c’est Edouard Philippe qui devrait annoncer la décision.

Coralie Schaub Read More




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