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17th of November 2018

Économie



Procès UBS : des banquiers qui se défaussent sur leurs clients

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Dieter Kiefer (au centre), ancien responsable d’UBS France International, et Markus Diethelm, conseiller général du groupe UBS AG, au tribunal de Paris, le 8 novembre. Dieter Kiefer (au centre), ancien responsable d’UBS France International, et Markus Diethelm, conseiller général du groupe UBS AG, au tribunal de Paris, le 8 novembre. BENOIT TESSIER / REUTERS

Le métier de banquier n’est pas une mince affaire, surtout quand il s’agit de s’occuper de l’argent de clients discrets. Voilà, résumée, l’une des lignes de crête sur lesquelles évoluent, dans un difficile exercice d’équilibriste, les anciens et actuels dirigeants de la banque suisse UBS AG, suspectés d’avoir participé à un vaste système de blanchiment de fraude fiscale.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi UBS : une amende de 3,7 milliards d’euros requise, à l’image d’un procès inédit

Si des milliers de détenteurs français de comptes UBS en Suisse n’avaient pas déclaré leurs avoirs au fisc français, comme l’ont démontré les cellules de régularisation ces dernières années, la banque n’y est pour rien, répètent les prévenus depuis le début de leur procès, il y a cinq semaines. « En trente années de banquier privé, jamais un client ne m’a dit : “Je suis un fraudeur fiscal.” C’est la responsabilité du client de payer ses impôts », a ainsi assuré, le 25 octobre, Raoul Weil, ancien numéro trois d’UBS AG, la maison mère suisse.

Le procureur dénonce une « hypocrisie »

« Nous n’avions pas les moyens de savoir si les clients avaient déclaré leurs impôts ou non, a-t-il ajouté. En moyenne, ils avaient cinq comptes dans différents établissements. Et il n’y avait pas d’obligation pour les banques suisses, ni françaises d’ailleurs, de vérifier » leur situation fiscale. « Les lois ne demandent pas aux banques de devenir des services fiscaux, ni en Suisse ni ailleurs », a renchéri, quatre jours plus tard, Alain Robert, représentant UBS AG à la barre. Jeudi 8 novembre, le procureur Serge Roques a dénoncé une « hypocrisie » et résumé son sentiment : « UBS savait mais regardait ailleurs. »

« En trente années de banquier privé, jamais un client ne m’a dit “je suis un fraudeur fiscal” », a assuré, le 25 octobre, Raoul Weil, ancien numéro trois d’UBS AG, la maison mère suisse.

Dans leur volonté de convaincre le tribunal qu’aucune irrégularité n’a été commise par la banque suisse, certains prévenus ont parfois livré de surprenantes déclarations. Dieter Kiefer, ancien responsable d’UBS France international, a ainsi assuré, sans rire : « Ce n’est pas possible de cacher un compte en Suisse. » La création de structures offshore, l’existence de comptes numérotés proposés par UBS n’avaient pas pour but d’opacifier les circuits financiers, selon lui. De toute façon, a-t-il expliqué, la banque « n’avait pas de politique proactive » en la matière : « C’était le client qui venait avec une idée. »

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