Add to favourites
News Local and Global in your language
16th of October 2018

International



Brésil : quels sont les programmes des deux candidats, Jaïr Bolsonaro et Fernando Haddad ?

VIDÉO - Port d'arme, corruption, déforestation... Choisis par les Brésiliens pour le second tour de l'élection présidentielle, le candidat d'extrême droite et celui de gauche proposent au peuple deux programmes diamétralement opposés. Le sujet de l'avortement semble être leur unique point commun.

L'extrême droite face à la gauche. Pour le second tour de l'élection présidentielle, les Brésiliens ont choisi deux candidats aux idées diamétralement opposées. L'un est surnommé le «Trump tropical» et alimente une haine du «socialisme», l'autre se présente volontiers comme l'héritier et le «lampadaire de Lula». Derrière les polémiques et une campagne forte en rebondissements, que proposent les deux candidats?

» LIRE AUSSI - Brésil: l'extrême droite en route vers la présidence

• Sécurité

Le Brésil est le pays d'Amérique latine avec le plus fort taux de criminalité. En 2017, sept personnes étaient tuées chaque heure. Et pour lutter contre ce fléau, les idées diffèrent.

La réponse de Jaïr Bolsonaro (Parti social-libéral) séduit les militants pro-armes: «Donner l'accès au port d'arme aux gens bien.» L‘ancien militaire de réserve promet d'assouplir la législation mais également d'assurer une protection juridique aux policiers qui tuent un suspect avec leur arme de service. Le candidat d'extrême droite veut également abaisser la majorité pénale à 16 ans.

De son côté, Fernando Haddad veut voir «la politique de contrôle des armes à feu améliorée, en renforçant la traçabilité». Pour le candidat du Parti des Travailleurs, l'éradication du crime passe avant tout par le changement de la politique actuelle antidrogue qu'il juge «erronée, injuste et inefficace».

» LIRE AUSSI - Au Brésil, les homicides ont fait plus de morts en quatre ans que la guerre en Syrie

• Corruption

Les Brésiliens veulent en finir avec la corruption. L'affaire la plus mémorable demeure celle de Petrobas pour laquelle Lula été condamné.

Bolsonaro, qui n'a jamais été inquiété pour des faits de corruption, entend reconstruire un «gouvernement décent, différent de tout ce qui nous a plongés dans la crise éthique, morale et budgétaire».

Pour Haddad, le sujet est plus délicat. Lula, son mentor du PT, a été accusé notamment de blanchiment d'argent. Il prône donc «plus de transparence» mais considère que «la lutte contre la corruption ne peut servir à criminaliser la politique».

• Économie

Depuis 2011, le Brésil est plongé dans une crise économique sans précédent. Le taux de chômage a presque doublé passant de 6,7 % à 13% entre 2011 et 2017.

Afin de se remettre de cette crise, le candidat d'extrême droite promet une réduction de la dette de 20% «au moyen de privatisations», la création d'un système parallèle de retraite par capitalisation ainsi qu'une réduction du nombre de ministères.

» LIRE AUSSI - Brésil: à la veille de la présidentielle, les marchés misent sur le populiste Bolsonaro

Fernando Hadad, de son côté, avance des propositions bien différentes. Pas question d'imposer d'autres privatisations au pays, il prône plutôt la participation de la compagnie publique Petrobras dans l'ensemble des projets d'exploration pétrolière en eaux profondes (pré-sal). Concernant la réduction de la dette, il promet de mettre en œuvre des mesures pour le «retour au plein-emploi» et «contre l'évasion fiscale».

• Environnement

Depuis 1978, 750.000 kilomètres carrés de forêt amazonienne ont été détruits, dont 80% sur la partie du Brésil.

» LIRE AUSSI - Déforestation: anatomie d'un désastre annoncé

Fort du soutien du puissant lobby de l'agro-business au Parlement, Bolsonaro prévoit de regrouper les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement «en un seul» et n'évoque ni la déforestation ni le réchauffement de la planète.

En revanche, le candidat de gauche s'est donné pour objectif d'éradiquer la déforestation d'ici 2022 sans réduire la production agricole, grâce à une utilisation «plus efficace» des terres cultivables.

• Avortement

Au Brésil, l'IVG n'est autorisée qu'en cas de viol, de risque pour la mère ou de grave malformation du fœtus. Aucun des deux candidats ne mentionne le sujet dans son programme officiel mais tous deux sont contre l'assouplissement des règles régissant l'avortement. Seul Fernando Haddad s'est prononcé en faveur du planning familial.

Brésil : des milliers de personnes se rassemblent contre le fascisme - Regarder sur Figaro Liv

Read More




Leave A Comment

More News

Liberation - Monde

LE FIGARO - Le Figaro -

Le Parisien - International

A la une – France 24 -

Actu - LIndependant.fr

International : Toute

Disclaimer and Notice:WorldProNews.com is not the owner of these news or any information published on this site.