Add to favourites
News Local and Global in your language
17th of November 2018

International



Donald Trump limoge son ministre de la Justice

VIDÉO - Au lendemain des midterms, Donald Trump a montré la porte à son ministre de la Justice, Jeff Sessions. Un souhait exprimé de longue date.

À Washington,

«À votre demande, je vous remets ma démission.» La lettre de l'Attorney General Jeff Sessions ne laisse aucune ambiguïté sur l'origine de la décision. Au lendemain d'une élection à demi-perdue, Donald Trump a montré la porte à son ministre de la Justice, qui avait été l'un de ses premiers soutiens.

Le président n'a pas traîné pour réaliser un souhait exprimé de longue date, mais que ses conseillers politiques l'avaient découragé de mettre en œuvre avant les législatives de mi-mandat, de crainte d'effaroucher une partie de l'électorat. Il reprochait à Jeff Sessions, ancien sénateur de l'Alabama, de s'être récusé de l'enquête sur les interférences russes dans la présidentielle de 2016, provoquant la nomination du procureur spécial Robert Mueller. Sessions s'était effacé après avoir menti au Sénat sur ses contacts avec des officiels russes durant la campagne.

«Mollasson»

«Il a pris le job et ensuite il s'est récusé, quel genre d'homme fait ça? s'était emporté Donald Trump. Il aurait dû me prévenir et j'aurais choisi quelqu'un d'autre.» Depuis, il humiliait Sessions à chaque occasion, en privé comme en public, le traitant de «Mister Magoo», de «mollasson» et qualifiant son travail de «honteux», en majuscules, sur Twitter. «Je n'ai pas d'Attorney General», disait-il récemment, citant comme modèle Robert Kennedy «protégeant» son frère JFK. Sessions avait pourtant mis en œuvre avec zèle toutes les politiques controversées de Trump en matière criminelle ou migratoire.

La supervision de l'enquête du procureur spécial était jusqu'ici confiée à son numéro deux, Rod Rosenstein, avec lequel Trump a aussi eu des démêlés. Fin septembre, son départ avait été évoqué après des révélations du New York Timesselon lesquelles il aurait suggéré d'enregistrer le président, voire de le destituer par un vote du cabinet. Normalement en ligne pour assurer l'intérim, Rosenstein s'est vu écarter par Trump, qui lui a préféré le directeur de cabinet de Sessions, Matthew Whitaker. «Un remplaçant permanent sera nommé à une date ultérieure», a tweeté Trump.

Un départ de Rosenstein ne semblait pas exclu si son autorité sur Mueller lui était enlevée, permettant à Whitaker de neutraliser l'enquête. Une telle hypothèse reviendrait à déclencher une bombe politique à Washington avant que les démocrates ne prennent le contrôle de la Chambre en janvier. Elle donnerait le ton de violents règlements de comptes l'an prochain.

Donald Trump qualifie l'enquête russe de «canular» - Regarder sur Figaro Live

Read More




Leave A Comment

More News

Liberation - Monde

LE FIGARO - Le Figaro -

Le Parisien - International

A la une – France 24 -

Actu - LIndependant.fr

International : Toute

Disclaimer and Notice:WorldProNews.com is not the owner of these news or any information published on this site.