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14th of November 2018

International



Midterms : Trump limite la casse

Donald Trump lundi dans le Maryland. Donald Trump lundi dans le Maryland. Photo Jim Watson. AFP S’il ne parvient pas à conserver la Chambre des représentants, le président américain a bien résisté, parvenant à mobiliser son électorat et même à renforcer sa majorité au Sénat. De bon augure pour sa réélection ?

Un partout, Trump au centre. Et cela tombe bien, c’est ce qu’il préfère. Mardi, le Parti républicain a perdu sa majorité à la Chambre des représentants mais solidifié son emprise sur le Sénat. Un scénario mitigé pour le Président, forcé de composer à partir de janvier avec un Congrès divisé et des démocrates désormais dotés d’un sérieux contre-pouvoir. A court terme, l’agenda législatif de Trump risque d’être fortement paralysé. Mais lors d’une conférence de presse, mercredi, le locataire de la Maison Blanche n’a laissé transparaître aucune inquiétude. Si les démocrates bloquent ? «Je dirai que c’est de leur faute [si le pays n’avance pas]», a-t-il simplement répondu.

«Meilleur qu’eux à ce jeu»

Arborant une cravate bleu vif - un choix étonnant, c’est la couleur des démocrates -, Donald Trump a salué les résultats des républicains, «qui ont défié l’histoire en élargissant leur majorité au Congrès». Affirmation véridique seulement pour le Sénat. Entre deux joutes verbales avec des journalistes, le Président a assuré qu’il ferait tout pour travailler avec les démocrates, sur des dossiers comme la rénovation des infrastructures et la baisse des prix des médicaments. «Le temps est venu pour les deux partis de s’unir», a-t-il ajouté. Cette entente est valable à une condition : que les démocrates n’utilisent pas leur majorité à la Chambre pour accélérer des enquêtes à l’encontre du milliardaire. Trump avertit : «Je suis meilleur qu’eux à ce jeu.» Le Président n’a pas non plus épargné son propre parti. La liste devant les yeux, il a énuméré les noms des républicains qui ont refusé son soutien dans la campagne et ont perdu. «Cela ne me pose pas de problème», a-t-il commenté.

Sans complexe

Par ailleurs, ces midterms n’ont en rien entamé les chances de Trump de rempiler pour un second mandat. Son parti a, certes, perdu la Chambre des représentants. Mais là où Clinton avait cédé 53 sièges en 1994 et Obama 63 en 2010 (avant d’être tous deux réélus deux ans plus tard…), lui n’en a perdu qu’une trentaine. Un score loin d’être infamant pour un président censé galvaniser, par ses outrances, les démocrates. Ces derniers, de fait, ont voté en masse. Mais ils n’étaient pas seuls : l’électorat républicain, fidèle à Trump presque comme au premier jour, s’est lui aussi mobilisé. Permettant aux républicains de grappiller plusieurs sièges au Sénat, à la faveur d’une carte électorale qui leur était, cette année, extrêmement favorable.

Autre motif de satisfaction pour le Président : les gouverneurs. Si les démocrates ont fait basculer 7 sièges, dont le Michigan et le Wisconsin, deux des trois Etats (avec la Pennsylvanie) qui l’ont propulsé à la Maison Blanche, les républicains ont conservé les Etats-clés de l’Iowa, l’Ohio et la Floride.

Ces résultats semblent valider la stratégie sans complexe adoptée par Trump ces dernières semaines : enchaîner les meetings dans des bastions républicains et jouer sur la colère et les peurs : du risque de destitution à l’arrivée de la «caravane» de migrants venue d’Amérique centrale.

Frédéric Autran , Aude Massiot Read More




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