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18th of January 2018

International



Perpignan: les surveillants pénitentiaires appelés à bloquer la prison lundi

 La colère gronde après l’agression, jeudi, de trois gardiens dans le Pas-de-Calais.

Pour les surveillants pénitentiaires, l’attaque au couteau et aux ciseaux, survenue jeudi à la centrale de Vendin-le-Vieil contre trois de leurs collègues, est le forfait de trop. « Un odieux attentat terroriste » qualifie l’Ufap-Unsa Justice. « Des tentatives d’assassinat intolérables », renchérit FO Pénitentiaire.

À Perpignan, huit agressions en 2017

À Perpignan, syndiqués ou pas, tous les gardiens sont émus et solidaires. Ils ont en mémoire les huit agressions physiques - sans compter les innombrables insultes et menaces de mort -, commises au centre pénitentiaire de la route de Thuir durant l’année 2017. De sombres souvenirs dont un geste sauvagement perpétré à violents coups de fourchette. Assénés « pour tuer », assure Frédéric Jenot, porte-parole de FO Pénitentiaire. C’était le 3 novembre dernier.

« Ce geste, une fois de plus, renforce notre sentiment d’être devenus des cibles à abattre », dénonce le représentant qui s’en était ouvert dès le mois suivant au préfet et au procureur de la République des Pyrénées-Orientales.

« On risque notre vie jour et nuit mais personne ne s’en soucie », abonde Johann Reig, secrétaire départemental Ufap-Unsa Justice, rappelant que les réclamations de la centrale concernent notamment la création de structures adaptées aux détenus dangereux. À ceux qui mettent régulièrement le personnel en péril.

Et ils sont de plus en plus nombreux, confirment les gardiens qui ont encore récemment saisi un colis « expédié » par-dessus les filets métalliques de protection et qui avait atterri dans la zone de sport de la prison. Le paquet contenait deux couteaux de chasse.

Appel à tous les personnels

L’émoi ainsi ressenti jeudi par les agents pénitentiaires à la suite de l’attaque attribuée à un prisonnier radicalisé, incarcéré dans le Pas-de-Calais, s’est transformé en colère.

Comme partout en France, les surveillants des P.-O. ont donc manifesté leur gronde dès ce vendredi en débrayant trois quarts d’heure à la prise de service matinal.

Un retard d’appel qu’ils réitéreront ce lundi dès 6 heures avant de paralyser complètement l’établissement en bloquant les extractions des prévenus voire en retardant ou différant les parloirs. La série d’actions, lancée par l’Ufap-Unsa Justice et la CGT Pénitentiaire, devrait également mobiliser les personnels FO. « Il en va de notre survie », plaident les contestataires.

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