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14th of November 2018

Sports



Rugby féminin : «On travaille pour les générations à venir»

À 30 ans, la troisième ligne du XV de France aux 63 sélections Safi N’Diaye se réjouit du double affrontement face aux Néo-Zélandaises : ce vendredi, à Toulon (21 heures, France 4) et le 17 novembre (14h30, France 2) à Grenoble. Après le formidable Grand Chelem réalisé lors du dernier Tournoi des Six Nations, la Montpelliéraine, par ailleurs éducatrice spécialisée, se félicite de l’évolution de son sport.

À quel point attendez-vous ces deux matchs face aux Néo-Zélandaises championnes du monde en titre ?

SAFI N’DIAYE. On en parle depuis le lendemain de la Coupe du monde 2017 (NDLR : la France a terminé 3e) ! Il nous tarde vraiment d’y être et de pouvoir lâcher les chevaux. Vu qu’on ne les a pas rencontrées depuis la Coupe du monde 2010, ça va être un vrai test.

En province, vous êtes un peu les reines non ?

(Rires) C’est vrai qu’on a un super accueil (NDLR : 17 400 spectateurs pour le match du Grand Chelem à Grenoble en mars, record mondial). On a un public de plus en plus fidèle.

Le second match sera diffusé sur France 2. Est-ce important ?

Le nombre de licenciées ne fait qu’augmenter (NDLR : 20 000 joueuses, + 29 % en un an). Donc plus de visibilité égal peut-être plus de jeunes filles qui auront envie un jour d’essayer le rugby. C’est une récompense qui montre qu’on propose un jeu de plus en plus attrayant.

Que change la signature des premiers contrats professionnels fédéraux en septembre ?

C’est une étape très importante. Je suis passée d’un 39 heures par semaine à un 20 heures ! Ça me change complètement la vie. Là, on peut s’entraîner de façon plus efficace, mieux récupérer, même si on a toujours des vies à 200 à l’heure.

La récente réunion avec Roxana Maracineanu à Marcoussis a montré qu’il y avait encore des situations délicates…

Oui, il y a encore des cas particuliers où il faut s’arranger avec les écoles, les employeurs. Mais ce n’est que le début et on travaille aussi pour les générations à venir, pour qu’elles soient dans les meilleures conditions possibles. Je suis très optimiste. M. Laporte (NDLR : président de la FFR) a dit que le rugby féminin était un axe prioritaire. Et les actes viennent derrière les paroles, donc c’est top.

Que représente votre nomination pour le titre de joueuse mondiale de l’année ?

C’est une super récompense. Quand je vois qu’il y a quatre Françaises (NDLR : avec Jessy Trémoulière, Pauline Bourdon et Gaëlle Hermet) sur les cinq nommées, c’est hyperpositif. Ça encourage les gens qui travaillent dans les clubs et donne des modèles aux petites dans les écoles de rugby.

Et vous restez supportrices des garçons ?

Bien sûr. Si les garçons gagnent, c’est tout le rugby français qui gagne. On est tous dans le même navire.

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