Add to favourites
News Local and Global in your language
18th of January 2018

Sports



Troyes-Bordeaux : avis de tempête pour Gourvennec ?

Ça passe ou ça casse, peut-on résumer à Bordeaux, après avoir appris lundi que Nicolas de Tavernost, le président du directoire de M6, actionnaire majoritaire d’un club à la dérive (15e à un point du barragiste Lille), se rendrait au stade de l'Aube samedi. Et certainement pas pour faire les soldes dans les magasins d’usines réputés de la cité champenoise.

Troyes ser-a-t-il le terminus des illusions pour Jocelyn Gourvennec ? Le déplacement des Girondins sur la pelouse de l'Estac samedi (20h) est capital pour le technicien, encore plus fragilisé après la piteuse élimination en Coupe de France face aux amateurs de Granville.

«Je n’ai pas reçu d’ultimatum pour le match à Troyes», a toutefois assuré Gourvennec en conférence de presse, «même si je connais son importance. Vous vous faites le relais de mécontentements, je l’entends et on l’entend tous, c’est quelque chose de logique dans une situation où on n’a pas de résultat».

"Il doit partir" selon les Ultramarines

Depuis le funeste revers à domicile face à Strasbourg (0-3) le 8 décembre, la tête de Gourvennec est ouvertement demandée par les Ultramarines, le principal groupe de supporters bordelais qui insiste sur son bilan déplorable (une victoire en quatorze rencontres toutes compétitions confondues, 5 points pris en 12 journées de L1, élimination au premier tour des trois Coupes disputées).

Lundi encore, une trentaine de supporters ont perturbé le décrassage et traité les joueurs de «bande de chèvres» au lendemain de leur élimination en Coupe de France par les amateurs de Granville. «La question n’est pas tant de savoir s’il (Gourvennec) est responsable de tous les malheurs du club, mais plutôt de savoir s’il est oui ou non capable de le sauver. Pour moi, c’est non. Il doit partir», insiste le représentant des Ultramarines, Laurent Perpigna.

Des noms déjà cités pour le remplacer

En haut lieu, après Granville, le crédit encore accordé au Breton par la direction, qui l’avait conforté dans ses fonctions à la trêve avec l’objectif de redresser la barre d’ici fin janvier, s’est un peu plus tari. Les noms de Didier Tholot, Christian Gourcuff, du Brésilien Ricardo mais surtout du Belge Michel Preud’homme, ont même circulé. Pour le remplacer ou lui mettre un peu plus la pression ?

«Pas mal de monde tape sur le coach», confie le capitaine Jérémy Toulalan. «On connaît sa situation, on sait très bien que quand il n’y a pas les résultats, ce sont souvent les coachs qui trinquent». Pour prolonger le bail de leur entraîneur, qui estime pour sa part être en mesure «de trouver la formule» pour inverser la tendance, ses joueurs savent exactement ce qu’il leur reste à faire.

«On est dans l’urgence de résultat depuis le mois de décembre, il faut absolument gagner pour se redonner confiance», rappelle Toulalan. «Dans cette période-là, il faut que l’on soit tous unis, avoir conscience de la situation et tout faire pour que le club ne descende pas».

Dans cette morosité ambiante, les Girondins ont fait revenir au bercail le défenseur central Paul Baysse, recrue de caractère à l’âme de leader. «Je viens ici avec ma personnalité, ma mentalité, mon état d’esprit, ma détermination», a assuré le joueur formé au club, tout en rappelant qu’il n’était pas non plus «le sauveur».

Les salariés du club sont eux venus spontanément jeudi matin soutenir les joueurs lors de l’entraînement au Haillan. Mais faut-il y voir le signe d’une «union sacrée» ou seulement un dernier coup d’épée dans l’eau ?

Read More




Leave A Comment

More News

Le Parisien - Sports

Liberation - Sports

Sport : Toute

L'essentiel du sport en

L’actualité sportive

L'Equipe.fr Actu de tous les

LEXPRESS.fr - Sport

Disclaimer and Notice:WorldProNews.com is not the owner of these news or any information published on this site.