Add to favourites
News Local and Global in your language
14th of November 2018

Économie



Des hausses conjoncturelles

La forte hausse de la taxe d’habitation à Sassenage, récemment largement évoquée, n’est pas une exception, d’autres communes ont fait grimper la facture fiscale. Explications à travers trois exemples.

Frédéric Aubert, le maire de Tréminis, petit village de 180 habitants dans le Trièves, préférerait que les médias le sollicitent pour un autre sujet que l’augmentation de 64,5 % de sa taxe d’habitation… La plus forte en Isère ! Sur la facture, « c’est une hausse très conséquente » qui l’a suffisamment perturbé, dit-il. Le conseil municipal a été contraint de la voter « car nous avons réalisé une opération de réhabilitation d’un bâtiment communal qui va accueillir un café-restaurant. Nous ne nous sommes pas du tout lancés dans des investissements pharaoniques mais nous n’avons pas perçu toutes les subventions attendues », explique l’élu. En clair, la situation financière de Tréminis n’est pas en péril mais cette hausse était contrainte. Bonnes nouvelles, le commerce devrait ouvrir ses portes d’ici la fin de l’année et « il est probable que l’année prochaine ou la suivante, on baisse le taux ».

À Montchaboud, en Romanche, le taux de la taxe d’habitation est passé de 5,09 % à 6,59 %. La hausse de 29,47 % est assumée par Magdeleine Fasola « dans la mesure où l’État nous supprime cette fiscalité et qu’il nous faut quand même faire notre budget ». Une petite compensation imposée aux contribuables “qui le comprennent”. En investissement, la commune disposera sur le papier de 63 000 euros (198 000 € en fonctionnement). De quoi assurer l’entretien. On ne peut pas reprocher le manque d’efforts budgétaires puisque le financement de la réhabilitation de la mairie pour 120 000 € a été réalisé grâce aux économies et deux subventions.

Proveysieux reste sous le taux moyen des communes de la Métro

En avril, le conseil municipal de Proveysieux a voté une hausse de presque 20  % de la taxe d’habitation, qui est passée de 6,02  % à 7,22  % (et de 14,58  % à 17,50  % pour la taxe foncière). « Le compte administratif avait fait apparaître un budget en déficit en 2016 et en 2017, déficit qu’on avait pu combler par des excédents antérieurs, explique Christiane Raffin, maire de Proveysieux. Mais en 2018, la DGF a continué de baisser et plusieurs autres aides ou dotations ont diminué ou ont été supprimées. »

Y avait-il d’autres solutions ? « Non, nous n’avions plus aucune marge de manœuvre et avons réduit au maximum nos dépenses. » La maire et les adjoints ont diminué de moitié leurs indemnités en novembre 2017 et les ont totalement supprimées en avril 2018. Et Mme Raffin paie la gerbe et le pot du 11-Novembre sur ses derniers personnels… S’ils sont peut-être mécontents, les Proveysards savent cependant qu’avec une taxe d’habitation à 7,22 %, Proveysieux reste sous le taux moyen des communes de la Métro, et que leurs voisins saint-égrévois paient deux fois plus cher pour leur taxe d’habitation (avec un taux à 14,50  %).

Publié le 09/11/2018 à 06:00 |

Read More




Leave A Comment

More News

Économie : Toute

Economie et Finance | Le

Le Point - Économie

Le Parisien - Economie

Liberation - Economie

Eco/Tech – France 24 -

LE FIGARO - Le Figaro

Disclaimer and Notice:WorldProNews.com is not the owner of these news or any information published on this site.