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18th of January 2018

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Le sous-marin argentin disparu aurait implosé en à peine 40 millisecondes

Le 15 novembre 2017, le sous-marin argentin ARA San Juan disparaissait mystérieusement des radars. Une affaire qui a défrayé la chronique, entraîné de nombreuses spéculations sur la possible avarie des systèmes de communication, sans parler des équipes de recherche internationales qui ont échoué à retrouver la carcasse de l'appareil. L'affaire prend désormais un tournant dramatique : l'hypothèse de l'implosion est posée. Un analyste acoustique à la retraite de la navale américaine aurait communiqué au journal argentin La Nacion, début décembre 2017, un rapport d'analyse de l'anomalie hydroacoustique détectée par le réseau de surveillance des essais nucléaires. Bruce Rule, qui a été l'analyste acoustique du Bureau américain du renseignement naval (US Office of Naval Intelligence, ONI) pendant 42 ans, est davantage connu pour ses travaux sur la perte du sous-marin russe Scorpion (SSN 589) pendant la guerre froide en 1968. Il établit d'ailleurs de nombreuses analogies entre la perte du SSN 589 et celle de l'ARA San Juan.

IMPLOSION. Son verdict : le signal aurait bien été provoqué par l'implosion du navire argentin. "L'énergie libérée par l'implosion est équivalente à celle de 6 tonnes de TNT", écrit l'analyste acoustique Bruce Rule. "La coque sous pression a été entièrement fragmentée en 40 millisecondes à peine, ce qui est une durée bien trop faible pour que le cerveau humain réalise ce qu'il se passe." L'analyste ajoute que les marins "sont morts sur le coup et n'ont pas eu le temps de se noyer ou de ressentir de la douleur." Et pour cause : l'onde de choc se serait propagée à presque 3.000 km/h, puis l'appareil se serait abîmé au fond de l'océan de façon indétectable. 

Analysis of Acoustic Detection of the loss of the Argentine Submarine #ARASanJuan by US Office of Naval Intelligence pic.twitter.com/UCHjR8jQae

— NavyLookout (@NavyLookout) 10 janvier 2018 L'explosion des batteries du sous-marin en question

Le média hispanophone spécialisé dans la défense InfoDefensa.com, qui a pu échanger avec Bruce Rule, rapporte deux hypothèses explicatives soulevées par ce rapport. À savoir, soit une explosion dans les batteries principales qui aurait dégagé de l'hydrogène, ou encore un problème d'étanchéité qui aurait conduit de l'eau de mer à entrer dans ces circuits. Car l'ARA San Juan n'est pas un sous-marin à propulsion nucléaire, mais conventionnelle : en surface, il utilise son moteur diesel. Lorsqu'il plonge à grande profondeur, il peut utiliser l'électricité emmagasinée dans ses batteries. Un dysfonctionnement sur les batteries aurait en effet été signalé à 7h30 le 15 novembre 2017 par le commandant de l'ARA San Juan, a indiqué Gabriel Galeazzi, porte-parole de la marine argentine. Un problème ensuite considéré comme "résolu", signale l'ancien analyste américain. Le sous-marin aurait par la suite plongé pour continuer sa route vers le nord. Pour savoir précisément ce qu'il s'est passé, il faudrait retrouver et analyser un fragment de la coque, relève InfoDefensa.

Deux navires, l'un argentin, et l'autre russe, continuaient début janvier 2018 d'écumer la zone à la recherche de débris. Mais cela fait des semaines que les proches et familles des 44 sous-mariniers disparus critiquent l'attitude de la marine argentine, qu'ils accusent d'avoir caché des informations cruciales. Courant décembre 2017, l'amiral Marcelo Srur, chef de la marine argentine, a même été démis de ses fonctions, alors que l'opinion nationale s'indignait de l'état de vétusté dans lequel se trouverait la flotte argentine. Et l'irruption de ce rapport sur les devants de la scène médiatique ne devrait guère aider les autorités.

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